Le Centre Ressources ETCAF et la Protection Judiciaire de la Jeunesse (PJJ) : un partenariat voit le jour

PJJ 2

PJJ logo    logo CR transparent

 

 

Le 24 mai dernier, le Centre Ressources ETCAF a débuté une action de formation auprès des professionnels de la Protection Judiciaire de la Jeunesse (PJJ), avec leurs familles d’accueil. L’enjeu de cette démarche est de mieux repérer les signes possibles de difficultés liées à une exposition prénatale à l’alcool.

 

PJJ 1

Au-delà des troubles primaires cognitifs et comportementaux (troubles de l’attention et de la mémorisation, déficit du raisonnement abstrait et de la compréhension orale, troubles du contrôle des émotions, difficultés à appréhender les règles en société…)  qui affectent les enfants porteurs de TCAF, des troubles secondaires viennent fréquemment se surajouter en l’absence de prise en charge adaptée et précoce. Les conséquences sont des adolescents avec un risque plus élevé d’échec scolaire, avec un mésusage d’alcool et de stupéfiants plus fréquent et plus précoce et avec des comportements sociaux inadaptés.

Selon une étude de Streissguth et al. aux USA, 61 % des adolescents et adultes atteints de SAF ou de TCAF ont interrompu leur scolarité, 60 % ont eu affaire avec la justice, 50 % ont été incarcérés ou internés, 49 % ont eu un comportement sexuel anormal et 35 % ont des problèmes avec l’alcool et les drogues.

Ces résultats, transposables en France, amènent à des constats d’échec des différents systèmes sanitaire, socio-éducatif et judiciaire. Le Centre Ressources ETCAF cherche à sensibiliser les professionnels de ces différents champs de prise en charge du public jeune. Dans la continuité de ses différentes actions de formations,  jeudi 24 mai 2018, le Centre Ressources ETCAF a initié une démarche de formation et d’échange avec la PJJ. Plus d’une vingtaine de familles d’accueil ont été sensibilisées aux TCAF, à leur repérage, leur orientation et leur prise en charge au quotidien.

L’évolution favorable des enfants porteurs de TCAF est fortement dépendante de l’environnement social et familial. Vivre dans un foyer stable, demeurer dans la même famille, ne pas être victime de violences, bénéficier d’une prise en charge des troubles primaires à la suite d’un diagnostic précoce, sont autant de facteurs protecteurs pour ces futurs adultes (Pr. Anne Streissguth).

La prochaine rencontre est prévue avec les référents santé, les cadres et les psychologues de la PJJ et les magistrats en septembre 2018.